Jevoyagedurable.com : Metropolitan Touring est présent depuis 35 ans dans l’archipel. Quel regard portez-vous sur les Galápagos ?
Roque Sevilla : Si l’on considère à la fois son espace terrestre et maritime, Je crois pouvoir dire qu’à l’heure actuel, les Galapagos sont la zone naturelle la mieux préservée au monde. En 1958 a été crée la Fondation Darwin et en 1959 le parc National et le centre de recherches. Ils ont tout trois pour objectif de déterminer quelle est l’influence de la présence humaine et, à travers elle, du tourisme, sur l’équilibre écologique de l’archipel. C’est un travail quotidien qui nécessite la prise en compte de multiples facteurs. Le territoire des Galápagos est vaste, la zone maritime qui entoure les îles est la deuxième plus grande zone protégée du monde après la grande barrière de corail en Australie... La problématique de préservation doit aller de pair avec le maintien d’une véritable qualité de visite : l’impression de solitude, de bout du monde quand on débarque sur les îles doit impérativement être conservée.
Jvd.com : Ces exigences de protection sont-elles compatibles avec le nombre croissant de touristes dans l’archipel ?
R.S. : Aujourd’hui, les Galápagos vont arriver tous les ans 170 000 nouveaux venus dont environ 140 000 touristes. Je pense que ce chiffre ne doit pas beaucoup augmenter. D’ailleurs, le nombre de bateaux est contrôlé par les autorités du parc national et nous travaillons à la mise en place d’une loi pour réguler le nombre de nouveaux hôtels qui sont, eux, sous la juridiction des municipalités des différentes îles.
Parallèlement à cela, les entreprises qui, comme la mienne, mènent une activité touristique dans l’archipel sont aussi dans une logique économique, une logique de croissance. C’est pourquoi je crois que si nous ne devons pas augmenter le nombre de touristes présents chaque année sur les îles, nous devons faire des Galápagos une destination exclusive et augmenter le ticket d’entrée sur l’archipel.